Description
Sculptée dans l’érable et patinée d’un noir ciré profond, cette œuvre de 2006 déploie deux formes épurées qui se rejoignent dans un élan courbe, comme une arche intérieure
Les silhouettes, volontairement dépouillées de tout détail anatomique, s’inclinent l’une vers l’autre dans un mouvement suspendu. Il n’y a ni visage, ni regard visible, et pourtant tout est regard
La base incurvée agit comme un socle organique, une terre commune qui unit les deux êtres
La patine noire, légèrement usée sur les reliefs, laisse apparaître par endroits la vibration du bois sous-jacent. Cela donne à la sculpture une profondeur presque minérale, comme si l’érable s’était transformé en pierre vivante